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bonne lecture ; )

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# Posté le lundi 17 août 2009 12:32

Modifié le lundi 16 novembre 2009 06:00



_________________A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils. Tous les chemins qui me sont_________________ _________________passés à côté. A tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils. A tous ceux_________________ _________________que je n'ai pas été. Aux malentendus, aux mensonges, à nos silences. A tous ces_________________ _________________moments que j'avais cru partager. Aux phrases qu'on dit trop vite et sans qu'on_________________ _________________les pense. A celles que je n'ai pas osées. Aux années perdues à tenter de_________________ _________________ressembler. A tout c'que j'ai pas vu tout près, juste à côté. Tout c'que j'aurais_________________ _________________mieux fait d'ignorer. Au monde, à ses douleurs qui ne me touchent plus. Aux_________________ _________________notes, aux solos que je n'ai pas inventés. Tous ces mots que d'autres ont fait_________________ _________________rimer et qui me tuent. Aux amours échouées de s'être trop aimé. Visages et_________________ _________________dentelles croisés justes frôlés. Aux trahisons que je n'ai pas vraiment regretté._________________ _________________Aux vivants qu'il aurait fallu tuer. A tout ce qui nous arrive enfin, mais trop_________________ _________________tard. A tous les masques qu'il aura fallu porter. A nos faiblesses, à nos oublis,_________________ _________________nos désespoirs. Aux peurs impossibles à échanger. A nos actes manqués.

texte : Jean-Jacques Goldman - A nos actes manqués / photo : curlytops

# Posté le lundi 17 août 2009 10:44

Modifié le samedi 14 novembre 2009 05:43


__Tu t'attendais à quoi ? je lui ai dit. Tu crois que ça va être facile de me quitter ? Tu crois que je vais te laisser faire comme ça ? J'ai lancé le cadre par terre, le verre s'est brisé mais comme c'était pas assez j'ai bondi du lit et j'ai déchiré la photo, celle qu'il prétendait tant aimer, la photo de nous deux en mariés, beaux et légèrement ridicules, il y avait tant de monde qu'on ne connaissait pas à notre mariage qu'on est partis avant la fin.
__Il a eu l'air triste, plus de la photo déchirée que du fait de me quitter. Il a toujours été fou avec les photos. Parfois je me disais qu'il n'aimait les choses de la vie que pour les voir un jour en photo. Moi c'est le contraire, rien ne fait plus peur qu'une photo de bonheur avec toute la quantité de malheur qu'elle promet, qu'elle contient, mais sans le dire, en cachant bien son jeu.
__Je ne savais pas encore que c'était la meilleure chose qui puisse m'arriver, qu'il me quitte. Comment j'aurais pu le savoir ? Il était toute ma vie, sans lui je n'existais pas.

texte : Justine Lévy - Rien de grave / photo : suicide-bee

# Posté le lundi 17 août 2009 10:37

Modifié le samedi 14 novembre 2009 06:06






__Ce ton, cette amertume qui__ __lui ressemble si peu, cet air de__ __défaite, cette bouche__ __entrouverte, ce regard fixe,__ __ça n'a plus du tout l'air d'une__ __farce. La suite, je l'entends__ __dans un brouillard, un mot__ __sur deux, des phrases qui__ __n'ont pas de sens et qui__ __semblent franchir des__ __kilomètres avant d'arriver__ __jusqu'à moi, la tête vide, le__ __c½ur qui cogne.





texte : Justine Lévy - Rien de grave / photo : ???

# Posté le lundi 17 août 2009 11:09

"Ce garçon me plaisait, mais à peine, tranquillement, parce que je savais que je ne l'aimerais jamais et qu'il y avait ce vide en moi qui m'empêcherait d'aimer jamais quelqu'un comme j'avais aimé Adrien. Il me plaisait comme un fuit ou une chanson, comme moi aussi, je crois, je lui plaisais."

"Ce garçon me plaisait, mais à peine, tranquillement, parce que je savais que je ne l'aimerais jamais et qu'il y avait ce vide en moi qui m'empêcherait d'aimer jamais quelqu'un comme j'avais aimé Adrien. Il me plaisait comme un fuit ou une chanson, comme moi aussi, je crois, je lui plaisais."










Je sais bien que dans le fond, si je me laissais___ un peu aller, ça finirait par me passionner, mais___ je ne veux rien qui me passionne, rien.


Il me plaît, Pablo. Il n'est pas mon genre.___ Il ne me ressemble pas. Mais c'est ça___ justement qui me plaît. Le stade siamois,___ l'aigle à deux têtes, partager le même___ cerveau, se glisser dans la vie d'un autre___ comme dans un vêtement chaud, toutes___ ces conneries d'enfant. C'est fini.









texte : Justine Lévy - Rien de grave / photo : t4nsu

# Posté le lundi 17 août 2009 11:19

Modifié le samedi 14 novembre 2009 05:56

"Je n'étais pas aussi méchante, avant. C'est ce que dit Pablo : peut-être que toute cette histoire m'a bousillée."

"Je n'étais pas aussi méchante, avant. C'est ce que dit Pablo : peut-être que toute cette histoire m'a bousillée."

- Je t'aime. - C'est nul de dire ça, c'est la phrase la plus bête du monde. Moi je ne t'aime pas, je ne t'aimerai jamais, je n'aimerai plus jamais personne. - Il t'a bousillée, Adrien. - Ça ne te regarde pas. - Ça me regarde. Parce que je t'aime. - Non tu ne m'aimes pas, je ne veux pas que tu m'aimes, j'ai le c½ur tout sec, moi, tout rassis. - Je vais l'arroser, ton c½ur. Je vais l'arroser, tu vas voir. Viens, viens près de moi, là, voilà... - J'étais une fille formidable, moi, avant. Mais là, là, là... - Là quoi ? - Là, je te gâche. - C'est lui qui t'a gâchée. Tu vas m'aimer, tu vas voir. - Je suis fatiguée. - Mais non t'es pas fatiguée. - Dis-moi quelque chose de gentil... - Je te le dis. - Merci, oh, merci, j'en peux plus.

texte : Justine Lévy - Rien de grave / photo : V3Nr3VeNG3

# Posté le lundi 17 août 2009 11:31

Modifié le samedi 14 novembre 2009 06:13



____Ça fait deux ans maintenant. Il sait qu'il ne peut rien me demander. Il ne sait pas_______________________ ____grand chose de moi, mais ça il le sait, je n'ai rien à lui donner, je n'attends rien_______________________ ____non plus de lui. Peut-être qu'il en souffre. Peut-être qu'il attend, qu'il pense qu'il_______________________ ____va me guérir. A l'époque, après la dispute, j'ai définitivement interdit les mots_______________________ ____d'amour. Obscènes, les mots d'amour, usés d'avoir trop servi, je trouve ça_______________________ ____déshonorant de dire je t'aime à une femme, je trouve qu'entre homme et femme_______________________ ____ça devrait être un motif de rupture, je nous interdis les mots pour être sûre que_______________________ ____les sentiments ne vont pas suivre et qu'un matin on va pas se réveiller avec_______________________ ____l'amour qui sera parti, comme ça, cling, comme c'est venu.

_______________________Pablo est gentil. Il fait semblant de comprendre. Plus d'amour ? il dit. Plus de____ _______________________mots d'amour ? Il reste tout le reste et le reste est immense, à commencer par____ _______________________les syllabes, la couleur de la voix, l'intonation. Et c'est vrai que quand il me dit____ _______________________Louise au téléphone, tu comprends Louise, tu m'entends Louise, quand il me parle____ _______________________le soir avec sa manière à lui d'arrondir les lèvres, Lou comme une caresse, ou____ _______________________une moue, et sa façon sur ise de bien détacher la syllabe et de bien montrer ses____ _______________________dents crayeuses qui ne réfléchissent pas la lumière mais l'absorbent, quand____ _______________________il dit Louise comme ça, je n'ai rien à lui reprocher puisqu'il n'a rien dit, et qu'il____ _______________________n'a pas prononcé les gros mots interdits, mais c'est comme un câlin volé, et j'aime____ _______________________bien. C'est un peu de la triche, d'accord. Mais c'est réglo. Je ne peux pas me____ _______________________fâcher. D'ailleurs je ne me fâche pas. C'est bon, juste mon prénom et c'est____ _______________________comme la douceur des choses qui me revient.

texte : Justine Lévy - Rien de grave / photo : ikate

# Posté le lundi 17 août 2009 11:43

Modifié le samedi 14 novembre 2009 06:02


_____________On oublie les adresses comme les gens qui nous blessent. On oublie sans cesse. Les jours_____________ _____________d'anniversaires et nos clefs, les repères, on les perd. On oubliera les chaînes de nos vies qui_____________ _____________se traînent. On oublie quand même. Mais il est une chose à laquelle nous resterons fidèle :_____________ _____________les yeux, la voix, les mains, les mots d'amour ça reste là. Le jour et l'heure, la peau, l'odeur,_____________ _____________l'amour ça reste là. C'est fort encore. C'est mort d'accord. Mais ça ne s'oublie pas. Ne_____________ _____________s'oublie pas. Ça on n'oublie pas. J'oublierai ce mois d'août où j'ai dû faire la route sans_____________ _____________toi. Sans doute. J'oublierai ma défaite et le rêve qui s'arrête. J'oublierai peut-être. Mais_____________ _____________j'y pense encore quelque fois et ça ne s'explique pas. S'explique pas. Tes yeux, ta voix, tes_____________ _____________mains sur moi, toujours ça reste là. Le jour et l'heure, ta peau, l'odeur, l'amour ça reste là. C'est_____________ _____________fort encore. C'est mort d'accord. Mais ça ne s'oublie pas. Ne s'oublie pas, ça. Je n'oublie pas._____________ _____________Le jour et l'heure, la peau, l'odeur, l'amour c'est là. On n'oublie pas.

texte : Zazie - Ça / photo : eliara

# Posté le lundi 17 août 2009 11:49

Modifié le samedi 14 novembre 2009 06:10


_.___Reprendre toute l'histoire depuis le début, comment, pourquoi, l'arrivée de Paula à Porquerolles avec le père_.___ _.___d'Adrien, sa gaieté, son entrain, elle disait l'homme de ma vie, ils avaient l'air de s'aimer et de bien rire ensemble_.___ _.___tous les deux, moi aussi au début elle me faisait rire, quand est-ce que j'ai compris qu'elle voulait le fils après le_.___ _.___père et qu'elle faisait semblant d'être gaie mais qu'elle voulait juste détruire, créer le maximum de drame et de_.___ _.___malheur ? Ce bruit, malheureusement, dans ma tête, qui m'empêche de bien penser. Ouvrir la fenêtre, mais_.___ _.___il y a presque autant de bruit dehors. Fermer la fenêtre, bang bang, ça cogne de plus belle, c'est comme des_.___ _.___grands chocs dans un grand vide.
_.___[...]
_.___Cette complicité entre eux, qui inquiétait légèrement son père, arrêtez maintenant vous deux il leur disait quand_.___ _.___il les voyait faire trop les complices, ou se passer de la crème solaire dans le dos, ou chanter en c½ur après les_.___ _.___dîners. Moi ça me faisait sourire, je souriais jaune mais je souriais quand même, pas jalouse pas jalouse, il ne_.___ _.___m'aimerait pas si j'étais cinglée, j'étais pas cinglée, j'étais pas jalouse, j'aurais dû.

texte : Justine Lévy - Rien de grave / photo : BloodyFeet

# Posté le lundi 17 août 2009 12:23

Modifié le jeudi 15 octobre 2009 02:13